Musée d'Aquitaine
Bordeaux : Musée d'Aquitaine, chroniques d'un monde millénaire Au cœur de la ville, le Musée d'Aquitaine déploie sept cent mille pièces retraçant quatre cent mille ans d'histoire aquitaine, depuis les silex taillés jusqu'aux murmures contemporains. Installé dans l'ancien couvent des Carmes du XIVe siècle, ce sanctuaire culturel présente sur cinq mille mètres carrés les destinées croisées de Bordeaux et de sa région. De la préhistoire au XXIe siècle, il incarne le « musée monde » d'une cité portuaire ouverte sur l'océan et les continents. Archéologie stratigraphique et ethnographie vivante Les collections permanentes s'articulent autour de trois axes majeurs : archéologie, histoire et ethnographie. Dès le rez-de-chaussée, la préhistoire s'impose par ses témoins spectaculaires : grattoir magdalénien de Laugerie-Basse, pointe gravettienne de Laussel, hache polie néolithique de Saint-Macaire. Ces artefacts, issus de fouilles locales, témoignent d'une occupation humaine ininterrompue depuis six cent mille ans. La période gallo-romaine occupe l'espace central : mosaïque de Saint-Christoly, stèle funéraire d'Aveta la déesse des naissances, colonnes du Palais Gallien, amphithéâtre bordelais qui accueillit les jeux sanguinaires. Burdigala, capitale aquitaine, s'anime à travers ces vestiges : commerce vinicole vers l'Angleterre, cultes syncrétiques mêlant Mercure et Teutates, rites funéraires révélant une société stratifiée. Le Moyen Âge déploie ses chevaliers en cotte de mailles, ses reliquaires ciselés, ses sceaux de cire rouge attestant l'allégeance anglaise de 1360 à 1453. L'époque moderne révèle Bordeaux port négrier : fers d'esclaves, récits de traite atlantique, cartes des routes triangulaires qui firent la fortune de la ville au prix de l'humanité. Les cultures extra-européennes enrichissent le discours : masques dogon du Mali, totems iroquoiens, sculptures d'Océanie collectées par les négociants bordelais du XIXe siècle. Le Centre national Jean Moulin, intégré depuis 1974, consacre une aile à la Résistance et à la Libération : faux papiers, armes clandestines, témoignages oraux de déportés bordelais. L'exposition permanente « Bordeaux port du monde » (1800-1939) explore les flux migratoires, l'immigration italienne et portugaise, l'essor industriel. Les arts graphiques — dessins, gravures, photographies — complètent ces récits par l'image. La plus troublante découverte archéologique concerne la « Vénus de Saint-Christoly » : cette mosaïque gallo-romaine du IIIe siècle, exhumée en 1958 sous la place Saint-Christoly, représente une divinité aquitaine syncrétisée avec Vénus. Ses yeux perçants, ses attributs floraux, son sourire énigmatique évoquent une déesse locale de la fécondité dont le culte perdura jusqu'au Ve siècle. Informations Pratiques Tarif exposition temporaire : 8 € (adulte), 4,50 € (réduit), 2 € (étudiants moins de 26 ans). Collections permanentes : 6 € (adulte), 3,50 € (réduit). Gratuité : moins de 18 ans, titulaires Carte Jeune Bordeaux Métropole, minimas sociaux, handicapés + accompagnateur. Gratuit 1er dimanche du mois (sauf juillet-août). Horaires : mardi-dimanche 11h-18h (fermé lundis, jours fériés). Dernier accès 17h30. Audioguides français/anglais/espagnol : 2,50 €. Visites guidées sur réservation (5 € supplément). Durée recommandée : deux heures trente. Tram B (arrêt Gambetta), bus 1/2/24/83. Parking Pasteur payant. Accessibilité PMR complète. Librairie/boutique. Vestiaire. Où les échos de quatre cent mille ans dialoguent avec le présent, révélant à chaque regard un nouveau fragment d'éternité.
Date : Toute l'année • Tous les jours sauf lundi • Fermetures ponctuelles : 01/01/2027, 01/05/2026, 08/05/2026, 14/07/2026, 15/08/2026, 01/11/2026, 11/11/2026, 25/12/2026. Lieu : 20 Cours Pasteur 33000 Bordeaux.